Arrondir les fins de mois

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Le Monde publie aujourd’hui un article sur l’économie du partage et se pose cette question

Ne va-t-on pas passer ainsi d’une société du salariat à une économie au cachet, où chacun devra multiplier les petits boulots et les fonctions précaires pour survivre ?

Après de nombreuses années à analyser les tendances lourdes qui font évoluer notre monde, je suis bien entendu persuadé que le salariat va reculer. Tout simplement par disparition des emplois salariés. Il est désormais beaucoup plus simple et moins risqué pour l’entrepreneur d’externaliser tout ce qu’il peut.

  • C’est plus simple pour se débarrasser des emm….
  • Cela abaisse le point mort de l’entreprise même si c’est plus cher à l’unité achetée,
  • C’est plus flexible en cas de disette et de vaches maigres quand on n’a pas besoin d’acheter.

Implicitement, cela signifie que les entreprises du futur achèteront moins de risque à leur salariés. Elles vont partager le risque. Le risque « marché » et le risque « juridique » sera pour l’entreprise. Le risque « conjoncturel » sera supporté par le « dépendant » qui ne sera plus forcément salarié. Ou salarié d’une autre entreprise et entrepreneur de plusieurs activités dont aucune ne suffirait à le nourrir ou réduire significativement le risque de ne rien avoir ce mois-ci.

Explicitement, nous voyons bien que la concurrence mondiale dans un marché ouvert fait baisser les coûts. La théorie économique sur les marchés parfaits dit d’ailleurs la même chose : la marge tend vers zéro. Votre graphiste est trop cher, sous-traitez aux millions de gens prêts à se battre en ligne pour vous vendre quelques heures de leur temps.

Donc votre propre salaire est sous contrainte si votre employeur peut se permettre de jouer ce jeu là.

Donc, vous avez ou aurez besoin d’argent et finalement, vous louez les places vides de votre autos durant vos déplacements. Les intellectuels labellisent cela « économie collaborative » mais la réalité est que le conducteur a besoin d’argent même s’il est salarié. Ce qui m’empêche de le faire n’est pas que je n’ai pas besoin d’argent mais que j’ai une grande famille. Il n’y a jamais de place libre dans notre voiture !

Par contre j’utilise « bla bla car » pour me déplacer quand je suis seul ou même à deux.

Tout le monde sera producteur

Ce que j’aime dans l’idée que nous devenions tous producteur est que cela fait sauter le modèle très français et très pyramidal de société hiérarchisée. Fini le monopole de quelques uns qui détiennent les moyens de production et qui tiennent la masse des consommateurs sous leur botte.

Je n’ai jamais supporté cette dépendance. Je ne vais pas regretter la liste ci-dessous :

  • Une seule compagnie de production d’électricité,
  • 2 compagnies de production d’eau,
  • Un seul ministère dirigeant toutes les routes,
  • Une seule compagnie qui fait rouler des trains,
  • Une seule compagnie aérienne,
  • 3 opérateurs de téléphonie mobile et pas un de plus,
  • Une seule compagnie qui transporte le courrier.

Toutes les décisions prises à Paris et si vous avez des besoins différents, tant pis pour vous. Débrouillez-vous mais on vous interdit d’exercer la même activité que nous !

J’exagère à peine. C’était le monde de ma jeunesse, quand un ministre fixait tous les prix au 1er juillet.

Ce n’est plus notre monde ni celui à venir.

Le monde de demain sera plus fragmenté et plus responsable de sa production et consommation. Tout le monde pourrait produire un peu, partager beaucoup, y compris vendre ses surplus d’électricité, de légumes, de places vides durant ses déplacements, de son temps sous forme de service. L’article du Monde parle de « cachet » et associe immédiatement le mot « précaire ».

La moitié de leurs revenus pour 5 % des foyers français

D’après une étude du Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques,5,2 % de la population française arrive tout de même à tirer plus de 50 % de son revenu de la consommation collaborative ! Alors peut-on parler de précarité ? Vraisemblablement car il est plus facile de couvrir la moitié de vos revenus si vous vivez avec très peu. C’est peut-être précaire mais certainement plus négligeable. L’autonomie et la responsabilisation auront de toutes façon le vent en poupe car je vois mal le consensus social pour plus d’assistanat et d’aides résister longtemps dans le contexte d’assèchement des finances publics.

Bref, que vous le vouliez ou non, l’avenir du salariat classique d’après guerre me semble bien compromis et avec lui la consommation de masse. Bienvenue dans un monde aux frontières brouillées. Autant l’assumer et agir tout de suite pour « non salarié » ne rime pas avec « ressources précaires ».

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Publié dans Mon histoire

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